Caroline, once and for all
2 octobre 2008
Le moment tant redouté devait arriver : Caroline est sortie de la maison de repos dans laquelle sa manager, telle une coach perpétuelle et bienveillante, l’avait envoyée “se reposer jusqu’à ce qu’elle revienne au top de sa forme”.
You may fuck the bride
11 septembre 2008
Non, Caroline ne se marie pas, mais avouez que le titre vous a accroché !
Bon, il fallait bien en passer par là, je suis donc allé rendre visite à ma grande amie Caroline qui gît mollement dans un lit d’hôpital (non, je ne vous dirai pas lequel) après son overdose de la fin août.
Lost in Caroline
27 avril 2008
“Les excès dans la vie sexuelle sont un signe de dégénérescence bourgeoise.”
Lénine
Samedi soir, Soirée du Bonheur aux Jardins de Bagatelles, dans le Bois de Boulogne.
L’ironie de la chose en est presque douloureuse quand on pense qu’il faut passer en voiture devant l’étalage des prostituées et de leurs conditions d’existence misérables avant d’arriver dans un lieu de festivités réservées à la jeunesse dorée parisienne.
Ce qui m’amène à dire que j’y suis allé avec Caroline.
The Not-so-Virgin Suicides
7 avril 2008
Il est temps de vous présenter Caroline.
Avant toute chose, je ne peux qu’insister énergiquement sur la prononciation américaine de ce charmant prénom car elle n’en demanderait pas moins si elle devait avoir connaissance de cette joyeuse entreprise littéraire à son sujet.
Née à Manhattan, élevée à Manhattan, ayant vécu plus de la moitié de sa vie à Manhattan, on pourrait dire que ma très chère Caroline n’est autre que le pur produit de ce que le plus hype de New York pourrait produire : une beauté enivrante, un intellect féroce renforcé par son côté bilingue lui provenant de sa mère française, mais surtout cette aura mystérieuse semblant la mettre à l’écart du commun des mortels.
Je dois avouer avec beaucoup d’humilité que cette jeune fille, sur la toute puissante balance des fortunes, vaut plus que moi. Comprenez par là qu’elle a encore plus de pognon qu’elle ne dépense pas que moi. On s’y fait à la longue.
Intouchable, magnifique, terrible. Ses traits fins et parfaits sont mis en valeur par une chevelure blonde toujours entretenue avec grand soin et à grands frais par des coiffeurs tendances. Sa ligne d’une finesse exquise ainsi que ses courbes génèrent les fantasmes les plus fous de ses collègues commerciaux. Bien entendu, ses ensembles ne proviennent que de designers américains ou parisiens, le tout généralement gracieusement offert par un père richissime pensant gâter le fruit de sa puissante fertilité.
A l’instar de votre très humble serviteur, Caroline est une JCD. Commerciale grands comptes dans une boîte de luxe hissée quelque part dans une tour de la Défense, Caroline porte des tailleurs pantalons Yves St Laurent et ne vit plus à cause du Blackberry que sa manager adorée lui a offert il y a peu. Tout comme moi, les emails qu’envoie Caroline se finissent tous par Cordialement ou Best Regards. Lors de son dernier entretien de progrès, Caroline a annoncé à la RH qu’elle se sentait, je cite, “épanouie dans son travail ainsi que dans sa vie”.
C’est pourquoi sortir avec cette créature de rêve prend un tournant des plus intéressant quand, après la troisième bouteille de champagne du Pink et les quatre cocktails de l’Hôtel Costes, Caroline revient des toilettes l’air vide, une petite larme à l’oeil et les narines saturées de cocaïne. Caroline vous prend la main, se colle à vous, vous faisant découvrir avec effroi le contact de ses côtes saillantes, et vous demande de la ramener chez elle.