Cette semaine aura certainement été riche en spectacles et animations variées.

Petit résumé des activités d’un JCD en quête d’émotions :

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Fatalité littéraire

27 octobre 2008

Je devais en passer par là à un moment ou à un autre et c’est maintenant chose faite.

Avouez que là, vous voilà accrochés.

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Justice en temps de crise

25 octobre 2008

Les amateurs d’Electro apprécieront. Vendredi soir, Justice fut rendue au Queen, sur les Champs-Elysées.

Comme tout être humain branché vivant à Paris, Seb et moi nous devions d’assister à ce grand moment de liesse dans cet établissement pour le moins réputé des folles nuits de la capitale.

Pas de crise financière systémique, pas de Caroline, pas de Denis, pas de collègues zombies, pas de Terminator Suédois. Cette soirée allait être placée sous le signe de l’amusement : les déprimés déprimant furent donc priés de rester dehors.

 

Récit d’une nouvelle soirée mémorable, du moins jusqu’au trou noir :

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L’achat compulsif

18 octobre 2008

Je viens de m’acheter une veste en cuir onéreuse pour devancer la tendance naissante de l’hiver 2008.

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Elle s’appelle Emilie et nous avons couché ensemble dans la nuit de jeudi dernier.

En l’état, je pourrais presque arrêter là ce texte, ayant déjà atteint l’essentiel. Mais ce serait manquer au devoir que je me suis fixé de relater quelque chose devenu suffisamment rare et précieux ces dernières années.

Rendez-vous compte, dans la nuit de jeudi dernier, j’ai ressenti quelque chose.

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Brave New World

14 octobre 2008

“Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne.”

George Orwell, dialogue du film 1984

Une bien belle chose que cette crise financière et désormais économique. En effet, elle permet de mettre en exergue une certaine vision merveilleuse du monde dans lequel nous sommes condamnés à vivre.

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This Is Your Life

9 octobre 2008

“This is your life, and it’s ending one minute at a time.”

Tyler Durden, Fight Club

 

C’est alors que, tout d’un coup, vous vous réveillez à votre bureau. Et à ce moment précis dans votre existence merdique de cadre moyen, vous faîtes l’expérience ultime de l’Epiphanie telle qu’a pu la décrire James Joyce. La révélation philosophique intense, le sens esthétique et sémantique d’une vie, le langage transcendant le Réel Lacanien, tout devient miraculeusement clair en l’espace de cette seconde bénie. Et cette révélation revêt la simplicité ainsi que l’importance quasi bibliques du Verbe :

Vous n’avez strictement rien à foutre ici.

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Attention, scoop !

Une nouvelle tête vient d’apparaître dans les couloirs déserts de ma petite entreprise. Attraction de foire, réactions mitigées du staff avant même d’avoir aperçu l’animal, chacun y va de sa petite remarque acerbe dans son bureau, à voix basse. Ceux qui couinent devant une nouvelle embauche en soit disant période de limite des coûts se heurtent à la froideur de ceux “qui-vont-l’ignorer-car-ils-n’ont-pas-été-prévenus-de-son-arrivée-comme-d’habitude”, pendant que les assistantes piaillent avec les pintades du Réglementaire car elles ont cru comprendre que l’animal “a l’air gras comme une truie et a aussi une sale gueule”. Je fends cette foule absurde, armé de mon deuxième café depuis mon arrivée au bureau il y a une heure, la tête dans les épaules tel un Dimitri Szarzewski devant une meute de All Blacks en rut, et regagne vite la sécurité

de mon fauteuil ergonomique

de cadre dynamique.

Ouf.

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“L’esprit vit de différence, l’écart existe, la plénitude le laisse inerte.”

Paul Valéry

Que d’ambition.

Passé ma matinée à nager dans une piscine entourée de baies vitrées, lumineuse, calme. Le bassin de quatre mètres me permet de m’isoler du reste de l’espèce humaine vociférante pour trouver un monde de silence et de paix au fond de l’eau. Bonheur, plénitude. Le problème, c’est l’envie défaillante de remonter à la surface.

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“Ce qu’il faudrait, c’est que deux ovules puissent s’autoféconder entre eux. Comme ça nous n’aurions plus besoin des hommes.”

Une célibataire