L’entreprise m’a tuer
31 mars 2008
Autour de moi, les collègues tombent comme des mouches.
Licenciements, dépressions, malaises, surmenage… Subtiles harcèlements de la hiérarchie pour pousser les vieux cons vers la sortie : c’est que ça coûte cher, un vieux con.
L’anticlimax post-coïtal
28 mars 2008
Ah ma très chère compagne d’un soir, nous nous sommes revus hier contre toute attente de ma part.
Quel était le but de ces retrouvailles me direz-vous ? Je me le demande encore.
Ceci dit, cette deuxième soirée a prouvé sans l’ombre d’un doute que les relations humaines ne deviennent tolérables qu’à grand renfort de champagne et de macarons.
Lacan nous a parlé du filtre érigé par notre esprit pour nous protéger du Réel, il en va de même pour l’alcool qui nous fait passer outre les dysfonctionnements de la personne et qui nous la rend désirable, au moins l’espace d’une nuit.
Le monde redevient bien triste en état de sobriété.
La citation de la semaine
26 mars 2008
“Il n’existe pas un être capable d’aimer un être tel qu’il est. On demande des modifications.”
Paul Valéry, sur le couple.
Tranches de vies
26 mars 2008
En cette belle journée du 26 mars 2008 le Figaro.fr nous apprend que plus d’une quarantaine d’êtres humains sont en train de souffrir de diarrhées, de vomissements et éventuellement de sérieux problèmes rénaux après avoir mangé des steaks avariés dans la région parisienne. Ce n’est pas la première fois qu’un tel évènement se produit dans l’industrie alimentaire.
Dans les Côtes d’Armor, le corps d’un bébé a été retrouvé dans un congélateur. Les parents du nouveau-né, qui résident à Saint-Nicolas-de-Pelem, au sud de Guingamp, ont été placés en garde à vue. C’est le quatrième infanticide de ce type que connaît la France en deux ans.
Le tueur en série Michel Fourniret se dépeint en tueur fier de ses crimes et compare les jeunes filles et femmes qu’il a séquestrées, violées puis massacrées à des, je cite, “membranes sur pattes”.
Je vais acheter le DVD édition collector de 99 Francs (De Jan Kounen, avec Jean Dujardin et basé sur le livre éponyme de notre ami Frédéric), deux costumes chez Zara puis 2 serviettes de bain aux motifs chics et originaux chez Habitat.
De l’humain comme s’il en pleuvait
25 mars 2008
En arrivant au boulot ce matin, je suis passé devant Jenny, l’hôtesse d’accueil d’origine maternelle anglaise qui vérifiait son absence d’emails derrière son comptoir.
Notre Jenny a pour principale activité de faire copieusement bander tous les cadres, chauffeurs de taxi et livreurs passant par le hall d’entrée de l’immeuble. Dans le cadre d’une boîte soignant l’impuissance, on peut dire que sa mission annexe et officieuse remporte un franc succès.
Comme tous les matins, je me suis efforcé de lui donner mon sourire le plus chaleureux (qui laisse apercevoir des canines acérées), et comme tous les matins j’ai eu droit au même petit sourire absent couplé de son désormais célèbre regard éteint de poisson mort.
Je soupçonne fortement Jenny de se foutre totalement de ma misérable existence.
Le moment Sofia Coppola
25 mars 2008
Ta peau contre la mienne, ta jambe sur mon ventre, ta tête dans mon cou…
Quand je t’ai rencontré, entre deux coupes de champagnes et macarons, j’étais loin de me douter que nous allions partager ton lit la nuit même.
Qui a dit qu’une simple nuit passée à dormir entre deux êtres humains pouvait être
moins agréable qu’une bite massacrant joyeusement une pauvre muqueuse innocente ?
Tu t’es lovée contre moi comme si nous nous étions toujours connus, j’ai senti tes cheveux et caressé ta peau.
Je me suis surpris à me sentir bien.
Humain peut-être ?
Si seulement je n’avais pas oublié comment tomber amoureux.
Hormonal
24 mars 2008
La crise de la trentaine doit approcher plus vite que prévu, j’ai envie d’une Audi TT.
Continuons par le commencement
24 mars 2008
Il est quand même temps de se présenter.
Laissons-nous aller aux facilités de la langue française en utilisant le prédicat “je suis”. Après tout, ce blog n’est autre que le miroir d’un jeune con centré sur lui-même donc “je suis” passe du statut de prédicat à celui de symbole linguistique. Dans un monde où l’égoïsme et la vanité font figure de norme, finalement, tout ceci sonne plutôt juste.
Je suis donc un JCD (Jeune Cadre Dynamique pour ceux qui ne suivent pas).
Et vous, est-ce que vous vous amusez ?
23 mars 2008
Mine de rien, c’est important.
Hier soir, soirée Open Bar Bulles et Macarons au Mécène Café (9 rue greneta, Paris III). L’organisateur de la soirée a 649 amis sur Facebook. Ma jalousie est paradoxale car j’en fais partie.
Pendant que vous étiez vautrés dans votre canapé IKEA à vous lobotomiser devant la télé, nous nous gavions de champagne et de macarons Picard décongelés juste ce qu’il faut dans un “bar” ressemblant à un salon d’appartement gay friqué. C’est votre choix, et je le respecte.
De cette soirée je retiendrai deux choses : l’extrême beauté des êtres humains présents, ainsi que la jeune femme s’étant retrouvée à notre table sans raison évidente ou particulière. Douceur de sa peau et de son regard… Le fait qu’elle ait pu rire à mes insupportables tentatives d’humour cynique et nihiliste aurait dû me mettre la puce à l’oreille.
Une fois dans son lit à 4 heures du matin, il était trop tard.
Toutes ces péripéties me rappellent cette citation de notre bien aimé Michel Houellebecq dans son dernier roman, La Possibilité d’une Ile :
“Jeunesse, beauté, force : les critères de l’amour physique sont exactement les mêmes que ceux du nazisme.”
In medias res.
19 mars 2008
De retour de l’Experimental Cocktail Bar (Rue Saint Sauveur). Plus léger de 60 € et chargé de 3 cocktails audacieux dans le sang, le jeune cadre dynamique a regagné son appartement.
Le dernier album de Goldfrapp, Seventh Tree, diffuse légèrement son ambiance vocale planante.
Ou est-ce le verre de cognac V.S.O.P ?
