La Citation de la Semaine
juin 30, 2009
“Nous sommes des facilitateurs et accompagnateurs stratégiques et opérationnels qui allient les fondamentaux métiers avec des éléments de stratégie, de processus et surtout d’approche humaine en termes d’effet de levier et de gain d’efficacité.”
Une boîte de conseil dont le nom sera tu pour protéger les coupables.
La Citation de la Semaine
avril 10, 2009
“You’re just a whore, and nothing more.”
Archive, Controlling Crowds, Whore
Un soufflet dans leur vilain museau
avril 9, 2009
Aller, je ressuscite ce défouloir organisé de blog avec une belle photo de Mme Albanel à 13h30 aujourd’hui au Parlement, alors que son absurdité d’HADOPI vient d’être rejetée par l’Assemblée Nationale .
Enjoy :

La terrible croisade du Vengeur Masqué
novembre 20, 2008
“Diplômé d’une grande école, vous justifiez d’une expérience de 10 ans minimum à un poste similaire. Vos aptitudes d’organisation parfaites ainsi que votre maîtrise sans faille des systèmes juridiques, financiers, informatiques, supply chain et qualité vous poussent à rechercher l’excellence. Obligatoirement bilingue, 4 langues étrangères supplémentaires parlées couramment seraient un plus. Goût du voyage et totale flexibilité exigés : 90% de déplacements dans plus de 10 pays à prévoir. Rémunération selon profils.”
Offre d’emploi : chef de projet junior, entreprise française
Nouveau bleu de travail noir à rayures, nouvelles chaussures, nouvelle cravate bleue, j’arrive en conquérant dans les couloirs lugubres de ma petite entreprise worldwide, forte de 11000 collaborateurs. Mais, plus important encore, j’arrive en ayant fait peau neuve : voyez la symbolique ! Paré de ma nouvelle panoplie de Vengeur Masqué, me voilà désormais fin prêt à faire trembler les puissants, ramener la justice dans ce monde de cons, sauver Marc du suicide à coup de chocolat, balayer l’absurdité, devenir le bras armé de l’anarchie !
Mais d’abord, un café.
La citation de la semaine
novembre 17, 2008
“Parler de soi est une impasse absolue”
Fabrice Luchini
Les cadres sup se cachent pour mourir
novembre 13, 2008
Dans le néant de l’entreprise, personne ne vous entend crier.
Alors que mes collègues marketeux s’agitent de plus belle la cravate au vent, que la folle de l’export n’en finit plus de courir, que les pintades du réglementaire ne cessent de couper le cheveu en quatre, le Très Haut continue de retravailler la structure de notre entité depuis son antre. Audits internes, entretiens individuels, réunions à huit clos entre managers, nous sentons bien que quelque chose se prépare. Quelque part dans ces salles de réunions et bureaux inaccessibles, une future annonce visqueuse, tentaculaire, cyclopéenne, grandit, mature, prête à éclore.
Dans de telles conditions le cadre moyen Français, par nature traumatisé par son marché de l’emploi pourrissant, s’inquiète. J’observe cette déliquescence depuis mon sanctuaire avec tristesse et morosité quand, tout d’un coup, je me réveille vraiment au monde :
Il faut que cela change, il faut réintégrer une bonne dose d’anarchie dans cette machine trop bien huilée, il me faut rendre son honneur à la nature humaine bafouée. Me voilà donc transformé en Vengeur Masqué, dans mon costard à 1 SMIC.
Denis, cher Denis (Part 3)
novembre 12, 2008
«De nos jours tout le monde a forcément, à un moment ou à un autre de sa vie, l’impression d’être un raté.»
Michel Houellebecq, Extension du Domaine de la Lutte
Hier, rendez-vous mensuel avec mon cher ami Denis. L’intérêt de voir quelqu’un à intervalles espacés consiste à pouvoir apprécier les changements physiques de la personne. Coup de vieux, prise ou perte de poids, cernes sous les yeux, vous pouvez voir ceci comme un check up social régulier.
Et là, clairement, ce que je vis en face de moi hier soir laissait penser au pire.
Récit d’une descente aux enfers de quelqu’un ayant normalement tout ce qu’il faut pour être heureux :
La citation de la semaine
novembre 11, 2008
“Tu vois la pintade là-bas ? J’irais bien la cartonner au Carlton !”
Robert, Commercial
De l’affect à se noyer dedans
novembre 11, 2008
“Baisers, baves d’amour, basses béatitudes, ô mouvements marins des amants confondus.”
Paul Valéry, Album des vers anciens
Jamais je n’aurais cru dire ça, mais nous y voilà. Tu es arrivée dans ma vie, entre deux tractions deltoïdales dans notre club de sport, et depuis notre première nuit passée ensemble je flotte. Bercé par une sérénité nouvelle je flotte et te regarde, t’observe, te dévore, en me faisant la réflexion tranchante, dont la vérité première tombe comme une pierre :
Depuis tout ce temps, serais-je enfin heureux avec quelqu’un d’autre que moi-même ?
